La rubrique Crisana de la Jeunesse

 

Titre: Un poète français au Collège National "Mihai Eminescu"

 

"Le Collège National "Mihai Eminescu" a eu le plaisir de recevoir, le 27 février 2002, la visite de Monsieur Philippe Brasseur, poète de Strasbourg. Monsieur le poète a répondu aux questions posées par les élèves du Collège, il a eu ensuite la bienveillance de s'entretenir pendant une heure avec les représentants du Cercle littéraire "L'Aube des poètes".

 

Philippe Brasseur est né le 19 juillet 1957 en Algérie. A cause de sa situation matérielle, il n'a pas suivi de cours universitaires significatives, en préférant être autodidacte.

Il n'a pas découvert son talent littéraire très tôt, mais après avoir connu plusieurs poètes, après avoir observé leurs moyens différent de la perception du monde. Son poète préfère est Pablo Neruda.

 

Pour Monsieur Brasseur, l'écriture est importante parce qu'elle représente un moyen de l'auto affirmation, de l'actualisation de ses valeurs, pour un poète bohême, l'argent compte moins. Il ne voit pas quand même dans l'écriture un moyen de vivre. La qualité primordiale d'un poète doit être la sensibilité, la vraie poésie en étant celle qui exprime des émotions. C'est pourquoi le poète de Strasbourg préfère ne pas retoucher ses créations, il sacrifie la perfection structurale  pour garder le message. Parmi les "muses" du poète il y a en particulier les fleurs et les livres. Il y accorde une grande importance.

 

En ce qui concerne la poésie du XXI-eme siècle, Monsieur Brasseur croit qu'elle rentrera aux thèmes classiques, aux racines, mais qu'elle sera moderne par ses moyens de l'expression. Les progrès technologiques ne représentent que de nouvelles possibilités de la communication. Un groupe de jeunes gens qui publient sur l'Internet lui en éveille la confiance (a l'adresse: www.poete.plusloin.org). Il remarque pourtant que le poète contemporain a perdu le sens de ses mots; il avoue que, dans son travail, il se sert parfois lui même du dictionnaire, qu'il vérifie sans cesse leurs sens.

 

C'est peut-être parce que Monsieur le poète est né en dehors de la France que la langue française est importante pour lui. La langue française, suggère-t-il, est un signe de culture. C'est pourquoi il voyage volontairement, sans qu'il soit attache à une certaine organisation. Philippe Brasseur a apprécie en particulier les connaissances de français des élèves du Collège. Monsieur a souligne les difficultés de cette langue surtout quand elle est étudie comme langue étrangère secondaire. Mais l'école roumaine a aussi d'autres qualités: l'harmonie qui existe entre les enseignants et leurs élèves et le fait que tous les cours se déroulent seulement le matin.

Bien que Monsieur le poète ait passe très peu de temps en Roumanie, il a eu l'occasion de remarquer des différances radicales entre la Roumanie et sa patrie comme: l'inflation (les zéros lui ont fait peur), le niveau de subsistance de la population, les conditions de transport. Loin d'idéaliser la société française, il la critique pour la perte de ses valeurs révolutionnaires comme la fraternité et pour le peu d'attention que l'on accorde à la langue nationale dans les écoles. Il remarque encore, pas sans ironie, les sommes considérables investies dans le football et le fait que l'équipe nationale est formée de Français lorsqu' elle est gagnante et d'émigrés africains lorsqu'elle perd.

Pendant la période passée dans notre ville, le poète français a visite la Cathédrale Romano Catholique de la cour du Palais Baroque. Il a trouve dans ce foyer de culture une atmosphère de sérénité et de réflexion que beaucoup d'autres cathédrales, devenues des objectives touristiques, ont perdue."

 

Signé :

Mircea L.et  Sebastian B.