Bonjour,

Impératif français est heureux de vous invitez à la découverte de l'atelier : mots à voyager, mots à bâtir, mots à découvrir ?

Voici le résultat de cet atelier d'écriture, composé d'une douzaine de personnes. Je suis fier des textes et des gens qui les ont composés.
Je souhaite que vous ailliez autant de plaisir à nous lire que nous à écrire.

À bientôt bien amicalement l'atelier !

 

 

Atelier du 11 octobre 2005

Atelier du 18 octobre 2005

Atelier du 25 octobre 2005

 

 

 

Atelier du 01novembre 2005

Atelier du 08novembre 2005

Atelier du 15novembre 2005

 

 

 

Atelier du 22novembre 2005

Atelier du 29novembre 2005

Atelier du 6 décembre 2005

 

 

 

Atelier du 13 décembre 2005    
     

 

 

Atelier du 11 octobre

 

Maisonette

 

 

Quatre murs, un toit, un foyer

Sertis d’un jardin aux odeurs de soleil.

Ronde des jours dans un monde familier

Ou coule une paix toujours pareille.

 

Silence abondant, confort, quiétude

Des pas feutrés peuplent les rêves.

Ce lieu est fermé à la multitude

Mais reconnaît les siens dans le jour qui s’achève.

 

Tout cela se tait dans le temps indistinct

Comme une brume froide efface toute vie.

Tout ce qui fut, aujourd’hui s’est enfuit.

 

Tout ce qui brillait, aujourd’hui s’éteint.

Du bonheur d’antan ne reste que souvenirs,

Arme dérisoire pour les temps à venir.

 

Marie et Stéphane

 

Château Montebello

 

 

Connaissez-vous ce merveilleux château

Si accueillant même en hiver,

Dissimulé près de la rivière,

Au cœur du bourg de Montebello.

 

Au chaud, autour du foyer,

Après une bonne randonnée,

Ensemble avec des amis

Clin d’œil, discussions au martini.

 

Mais merde que c’est loin,

Là bas, seul dans son coin,

Masqué des regards urbains.

 

Et ce n’est que pour les riches

Qui s’y ont fait une niche

Dans cet ailleurs divin.

 

Marthe et Alain

 

 

 

Ce Chateau

 

 

Venez voir cet élégant château,

Cachet du village de Montebello,

Dans la pinède près de la rivière,

Il est encore plus accueillant l'hiver.

 

Tricotées serrés autour du foyer,

Chaudes discussions entre ennemis,

Clin d'oeil, maraudes, noyades dans le lit.

J'paie la tournée et vive la randonnée !!

 

Mais oh! la,la!  que c'est loin,

Tout seulet dans son coin

Quand on repart tôt le matin.

 

Ce n'est que pour les riches

Qui s'y sont fait une niche,

Mais moi, parfois, je triche !!

 

M. et Mme Vadeboncoeur

 

L’avant

 

 

De la clairière je regarde de loin la tanière,

Je vois mon sanctuaire et en un éclair,

Je hume le bonheur de la bonne heure,

Loin l’effort, sans effort j’accours au réconfort.

 

Petite maison d’animation tu me donnes raison,

Murs tampons du temps que pourriez-vous nous révélés

D’avant- l’avant?

L’intérieur est une fleur comme sa chaleur bonheur.

 

Loin d’elle jamais elle n’a été si rebelle,

Loin d’elle elle ne voulait écouter son appel,

Loin d’elle en elle, elle n’avait été elle.

 

Murs de murmures in mûrs qui purent,

L’enfermant furent impure mûr ils ne l’eurent,

Chaleur d’azur contre l’usure pour détruire ces murs.

 

 Julie

 

 

 

Voisin

 

D’un regard, voici mon voisin là-bas, au fond dans le coin,

Quelle stature aux plumes blanches et noires,

Derrière c’est fenêtre en haut de son perchoir,

Comme une pendule il tourne la tête

Il se demande est la fête,

Vol d’oiseau de nuit,

Reviens vers minuit.

 

Suzanne

 

 

Le coffre

 

Sombrer dans le désespoir,

 Sans le vouloir,

Douce mélancolie,

Je dois te quitter pour une nouvelle amie.

 

Trou noir,

J’ai perdu mon pouvoir,

La porte du deuil,

Je me recueille.

 

L’oiseau blanc ouvre moi la porte,

Sur le banc je me sens morte,

L’océan de l’amour apporte moi une escorte.

 

Enveloppe moi dans ton étoffe,

Couleur arc-en-ciel,

Pour que je puisse ouvrir ce coffre rempli de miel.

 

Suzanne

 

 

 

Qui suis-je ?

 

Venu du Nord,

Du froid qui mord.

La nature me chuchotait des mots tendres.

Le poisson me taquinait,

Les perdrix aussi.

Je vivais au grand air,

Dans cet air du Nord qui mord.

 

Alain

 

Et pour d'écrire deux belles femmes

 

Refrain :

 

Et si je vous décrivais.

J’en vois une qui aujourd’hui

À la course et sans arrêt

Sera celle qui suit.

Et les deux belles dames

Qui nous sourient

Portent le sérieux dans l’âme.

Une rumine, l’autre taquine.

Julie s’assoie sous ses pieds.

Elle crée des vers légers.

Suzanne, je jette les dès,

Par chance, aimez-vous taquiner?

 

Alain

 

 

 

Mes lignes

 

J'écris ces lignes,

Elles ne sont pas malignes,

Chemin à savoir òu je m'enligne,

Avec cette humilité qui est digne,

Comme quand je peins des lignes,

Et en un "fling",

Dans ma tête ça fait ping.

 

Julie

 

Mes moi


Je suis une paresseuse du petit matin blanc
Mais ce petit matin est très court car bien vite
Du pied de mon lit on appelle doucement : maman
Pour une heure ou deux je suis maman puis je quitte
Dans mon costume de boulot qui bouffe le temps
Je ramène maman à la maison juste à temps
Pour le souper, le bain, l'histoire et le coucher
Et ce n'est qu'alors que,je redeviens amante
 

Louise


Marie


Son sourire allume d'un coup son visage.
Avec ses sourcils qui se soulèvent
Comme les ailes d'un oiseau
Marie s'étonne et s'amuse

 

Louise

 

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Atelier du 18 octobre

 

L’enfant et l’automne

 

Mome du Nord, de l’Abitibi,

Je respire la forêt moutarde et sereine. J’oublie.

Ici ce n’est pas nécessaire de ramasser les feuilles,

Trop de sapins et d’épinettes en deuil.

Beaucoup trop d’hiver au linceul blanc

Et les feuilles cachées là dedans.

J’accompagne papa à la chasse,

Lièvres et perdrix, nous suivons leurs traces.

La vie est simple, le monde aussi.

L’air est pur, automne merci.

 

Alain

 

AUTOMNE 2005

 

Pacifiante est la nuit

Quiet l'enfant dort

Dès le jeune matin

On le projette dehors

Larmes, alarmes, cris

La terre tremble encore

Mon frère est mort

Le soleil s'éteint

Où est ma mère

Il n'y a plus de matin

M'entends-tu, petit père

Je ne vois que ta main...

 

M. et Mme Vadeboncoeur

 

 

 

Fresque d’automne

 

Les enfants tombent en trombe dans ce tapis de mort,

Je te sens comme cette mort un froid qui prend son essor,

Sommeil vermeil tu m’émerveille d’éveil d’arômes sans pareil,

Je vais me vêtir oublier ce qui est à venir,

Camaïeu heureux entraînant les enfants,

Chaleur de flocons de couleur tu ne fais plus peur,

L’automne désarçonne et donne à ceux qui s’y abandonnent.

 

Julie

 

 

L’automne et l’enfant

 

Mascarade, bonbons, costumes quel est l'événement nocturne

Enfant de partout

Viennent surtout masqué de la tête au pied

Sac à la main prêt à sauter

Saison mystérieuse tu me rend heureuse.

 

Suzanne

 

 

 

 

Histoire de gare

 

Edgar, vite vite,

faut qu’on s’en aille à la gare du Nord, Edgar.

Estelle, vite les ailes, petite sauterelle en dentelle, Estelle.

Il se promène, les hanches baladi.

Elle, les jambes écartelées.

Regardent le monde garde bout.

À la course, de vrais fous.

Où vas-tu Estelle aux ailes.

Au loin là bas dans ton coin.

Coin coin de la basse court

Où je t’ai aimé dès le premier jour.

Le train s’en vient – moi aussi.

Le train s’en va – merde, moi aussi.

Il t’aime, belle Estelle aux ailes.

Maintenant, le temps est arrivé pour m’en aller.

Elle t’aime, Edgar, doux clochard,

Toujours, oui toujours en retard.

Merde, le train est parti – je suis encore ici.

 

Alain et Suzanne

 

DEPART

 

Sur le quai d'une gare,

Un vendredi en retard,

Sous un soleil frisant,

Un couple rond depuis longtemps,

Un chien à trois pattes

La queue pliée en quatre,

Débattent le partage,

D'un grand-père, l'héritage.

Ton air

M'exaspère.

Décide d'ici l'hiver

Où ce sera l'enfer !!

Le piano ou le cabot.

L'horloge ou le chiot.

Est-ce là, le gros lot?

Eh toi! Regarde un peu plus bas.

Prend l'horloge ou je te mors le tibia.

Ton grand-père respecte-le.

Son pendule conserve-le,

Sinon tous les deux, je vous abandonne

A vos aventures cro-magnonnes.

Le cirque m'attend

Et il est invitant.

Ton grand-père n'était qu'un avare

Qui mourut beaucoup trop tard  !!

Alors, ici, avec trois mille pétards,

Moi, je claironne

Tout est pour toi, mignonne.

Dans tes bras, le piano, j'abandonne.

Bichon et moi, on te pardonne.

Demain, du cirque, on te téléphone !!

 

M. et Mme Vadeboncoeur

 

 

 

Méli-Mélo 1

 

Le poisson frit rugi,
La mer s’ouvre le crâne,
Style je m’éclate ici merci !

 

Car nous sommes entre amis,
Bien installés sous le saule pleureur,
Et je ne voudrais pas être ailleurs.

 

Non je veux être l’heure
Là où je sens ta main
Aiguille de ta main me tiens !

 

Pour toujours je serais sien
Ouvre-moi la porte de ton désir
Voit en moi mon plaisir !

 

Pour combler ton désir,
J’irai au bout de la terre
Pour que tout erre….

 

Tralalalalère
Et elle dansa toute la journée
Éblouie et dévergondée.

 

Je ne me suis pas dégonflé dans mes idées,
Inspirée, peut fatiguer, mais tête en bouillie,
Je ris ébahie par mon brin de folie !

 

Et je chante la joie de mes envies
Qui me colle à la peau
Et je retourne le dos !

 

Au mal des mots,
Blesser tout au fond de moi,
Le qui coule dans mon sang !

 

L’Atelier

 

Méli-Mélo 2

 

Le poisson frit rugi,
La mer s’ouvre le crâne,
Style je m’éclate ici merci !

 

Je suis poète Dieu merci,
De cette langue de Molière,
Qui m’enchante, elle m’est chère.

 

Femme à moi, chaire de ma chaire,
Tu te laisses aller dans mes bras
Sous un ciel lourd de nuage gras !

 

Où allait doucement Wolvina,
Elle se dirigeait vers l’église
Se sentant de joie grise.

 

Ils sont allés à l’église,
Qu’es-tu devenu mon ami,
Toi qui gommes ton ennui ?

 

Sortiras-tu de ta nuit avant minuit ?
Sombreras-tu dans l’ennui de la mélancolie ?
Que grâce à mon ouïe j’ai joui !

 

Quelle belle musique cette poésie
Tous ces gens de Gaspésie
Douce est tendre, ils échangent !

 

Un dernier regard entre les branches,
Désormais ils iront chacun de leur coté
En essayant d’oublier ce que la vie vient de leur voler !


De leur tanie de tanière je suis la
Je suis là, où elle était là
Main dans la main était l’amour !

 

L’Atelier

     

Les érables

 

Les grands érables des forêts de l'automne
Secouent leur chevelure rousse et or
À leurs pieds se forment des tapis croustillants
Dans lesquels se roulent les petits enfants

Des vapeurs s'échappent de leurs cris amusés
Dans l'air déjà qui est déjà si froid
Bientôt inexorablement la neige viendra
Éteindre doucement ces champs embrasés
 

Louise

 

 

 

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Atelier du 25 octobre

 

 Mots imposés : 

Magnifique, sublime, subtiles, brûlant, fige, oblique, aube, intemporels, enfance, rocaille.

Magnifique ce souper d'anniversaire
Sublime ce vin de Californie
Subtiles ces chandelles de patchouli
Brûlant ce regard dans ma brassière

Que le temps s'arrête, se fige
Qu'à l'oblique de nos vies nous amène
Qu'à l'aube encore nous retienne
Qu'intemporels soient nos callipyges

L'enfance depuis si longtemps si loin
La rocaille depuis toujours s'en vient

Louise
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A toi ma mer

Sur le pont du bateau de mon père
Avec le soleil aveuglant dans les yeux
Le vent salin prend en otage mes cheveux
Berçantes les vagues me virent à l'envers

C'est la mer qui nous a tant bercés
C'est la mer que j'ai voulu quitter

Sur le quai de la gare je m'en vais
À l'aventure me voilà, je ne pense qu'à la ville
Je veux voir tous ses trésors qui brillent
Passent les années, on m'appelle à ton chevet

Toi ma mère qui m'a tant bercée
Toi ma mère qui nous a quittés

Louise

 

 

 Le texte en groupe.

Feuille

Les tambours morbides de l’enfance éphémère collectionnent sans remords les feuilles de chaos infini.

Paysage d’un néant, magnifique rocaille d’un ailleurs parfaitement oblique.

Où la vierge sublime saupoudre des tourments féeriques à la lueur d’une lune éternelle.

Soupir d’âme, absence absolue, soupçon de mélodie.

Aube coquine brûlante les yeux de l’errance intemporelle.

Miroir du crépuscule subtil où voyage l’ange des temps anciens.

 

Louise

Julie

Guillaume

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Rêves

 

Dans mes remords d’enfance un chaos magnifique

Saupoudré de rêves indescriptibles.

Soupirant l’absence de contes féeriques,

Et de ma collection de feuilles et rocailles.

Prêtant l’oreille à la mélodie des anges

Je vois un soupçon de néant.

Je ressens le son des tambours dans mon âme

Et quand je regarde dans le miroir de tes yeux en errance,

Tu m’invites au voyage et je vois les sept vierges coquines

Des temps anciens, sans huile, du crépuscule à l’aube,

Dans une éternelle attende de celui qui ne viendra pas.

Ailleurs de morbides éphémères sous une lune oblique intemporelle.

Un paysage infini parfaitement sublime.

Brûlant de plaisirs subtils qui m’absolvent d’un passé éloigné, regretté.

 

Guillaume

 Tranquillité du Nord – Comme la mer

 

Multiples lacs aux eaux limpides,

Tout pour me permettre de faire le vide.

Je fais aussi le plein d’énergie, de vie.

Mon pays est mer où moi j’oublie.

 

Mais bientôt disparu jusqu’à l’horizon.

Cette perte est ma chanson.

 

Pays de roc, pays caché,

De sable jaune gratté, rongé,

Déversé par les glaciers,

Si fin, si uniforme – quelle beauté.

 

Mais bientôt disparu, ma douce chanson.

Il n’y a plus rien jusqu’à l’horizon!

 

Alain
 

 

Jeu de mots numéro 1

 

Elle vole de ses propres ailes, cette demoiselle.

Ailes de confiance, d’indépendance.

Voyage astral terrestre enlevant

Lui prépare une vie, un merveilleux chant!

Prière d’espoir, de joie, une chanson.

Pont de vie et voyage de pont en pont.

Licorne gracieuse flottant dans ses rêves.

Libellule excitée s’empresse de voler.

Funambule, attaquant l’air d’été.

Volute brouillard dérangé d’un chaud matin d’été.

 

Alain

  

Jeu de mots numéro 2

(travail de groupe) 

 

Ce matin, avec chagrin, je prends le train.

Néanmoins, ce magnifique voyage ne se fera pas sans orage.

Apportons notre parapluie, notre panier de fruit

Et notre valise de rêves.

Mon camarade funambule murmure langoureusement à la libellule.

Des ruisseaux de romance, des prières, des contre-danses.

Passion sensuelle volute, rêves obscures où danse le visage de l’amour.

Elle gamine, lui pas, déchirure, océan de peine,

L’aile de ma plume envolée.

L’éclat de romance en fumée.

 

Marthe, Marie, Chantal, Alain

 

UNE FEMME

 

Une femme de sueur imprégnée, aux petits yeux sauvages,

Se promène perdu, sans but, sur le sable chaud d’une plage.

La rive sablonneuse s’étend sans borne, soyeux comme un lit,

Et reçoit l’amante, sans résistance, sous un soleil incandescent du midi

 

Elle se couche languissante sur le sol sablonneux, mue

Elle écoute le son des flots qui lui lèche les pieds nus

 

Son jeune corps étendu, long et languissant près des sempiternels flots.

Accueillant les épaves des cœurs brisés qui se sont enfouie dans l’eau.

Elle s’endort sous les yeux du ciel, un firmament parsemé d’étoile,

On attend son réveil qui viendra au levé de cette grande toile.

 

Elle dort, elle dort, et attend, le baiser du prince charmant. 

Elle dort en attendant le baiser de sont amant qui sera là au soleil levant

 

Guillaume

 

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Mots imposés :

 

 

Ailleurs Voyage Éternelle Éphémère Feuille Saupoudré Ange Féerique Miroir Absolue

 

Ailleurs vont les gens blasés en quête de folâtres aventures.

Voyage audacieux qui promet sans souffrances un pays de verdure.

Éternelle ces heures qui font attendre ce paysage inconnu.

Éphémère le voyageur, qui scrute au passage, les visages, dans la rue.

 

Feuilles courrant dans la rue émerveille le passant.

Saupoudré par un vent d’automne gémissant.

 

Ange gracieux qui soulève émotions perdues.

Féerique personnage dans les carreaux de la rue.

Miroir éblouissant des aventures de ma vie sèche mes yeux mouillés

Absolue dans mes rêves réalisés et dérobé

 

Guillaume

 

 

 

  GASPESIE

Mon mari est parti depuis dix jours.
Je retourne à la plage, j'y cours.
Que se passe-t-il ? Le temps est serein,
J'arpente la grève avec son chien.

Bonne étoile, vagues, torture,
Lune rousse, sépulture.

J'aimerais que jamais il ne revienne.
Un revenant, ce serait bien là ma déveine.
Il y a maintenant tellement longtemps
Q'son frère est mon meilleur amant.

Bonne étoile, vagues, futur
Lune rousse, aventure.

M. et Mme Vadeboncoeur

 

 10 MOTS 10 MAUX

Dix ruisseaux dévalaient vers l'océan.
Aucun chagrin, ils couraient gaiement.
Dans un filet, une déchirure,
Le dauphin plonge vers l'abîme obscur.
Le manège des habitants multicolores
Cache son départ vers un mirlifique décor.
Au fond, on se réjouit en doux murmures,
Langoureusement. Elle fut belle l'aventure.
Néanmoins, tout sagement,
Retournent les ruisseaux à leur attachement.

M. et Mme Vadeboncoeur

 

 

 

40 MOTS AOUCH !!!

Sans chagrin, ce matin,
La licorne prend le train.
Néanmoins ce mirlifique voyage
Ne se fera pas sans orages.

Apporte donc ton parapluie,
Ton panier de fruits
Et ta valise de rêves.

Mon camarade funambule
Murmure à la libellule
Des ruisseaux de romance,
Des prières, des contredanses.

Passion, sensuels volutes, chute
D'un coup d'aile, l'amour culbute.
Elle gamine, lui pas. Déchirure et mille éclats.

Alain, Marie, Marthe

 

 

 

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Atelier du 01novembre 2005

 

Muse en Silence

Je chante, de loin pays obscur en chimères
Doucement, leurs élégies
Les histoires féeriques
Souvenirs imaginaires, éphémères,
Au dessus des nuées de cumulus arrondies
Leur corps qui flotte, muet, éthérique
 

Comme les muses en silence s’amusent
Dans les grottes ancestrales
Comme les muses en silence s’amusent
Loin des aurores boréales

Je chante, leur bouche bombée si sensuelle
Lentement, larmes qui coulent
Le train Bohême qui flamme
Le clapotis éternel
Le sommeille, saupoudré de rêves, je refoule
Les éraflures ardues de mon âme.


Comme les muses en silence s’amusent
Dans les grottes ancestrales
Comme les muses en silence s’amusent
Loin des aurores boréales
 

Guillaume

 

JE SQUEEGIE

J'en squeegie un, pas celui-là,
T'arrives, tu r'pars, tu me r'gardes pas.
Pourtant tu devrais attendre
Tu y gagnerais à cette offrande.

Beau métier nettoyeuse e vitres
Personne pour me lire d'épîtres.
Le soleil, tous les jours s'invite ...
Avec la gang, on fête ensuite.

Utrillo, Renoir, Dali
Tous les jours me convient.
Dans les pare-brises, sur les portières,

Ils expriment tout en rivières
Epanouissant la moindre poussière.
Le squeegisme, c'est ma carrière !!!


M. et Mme Vadeboncoeur

 

 

 

40 MOTS               LES LOUPS

Demain, à la croisée des loups cheminant,
Je sortirai ma plume au frimas crispant.
Sur la neige comme un sable blanc,
Les loups en pèlerinage marchant
Comme une mélodie que jamais on entend
Troublent de l'homme le piétinement.

Une flamme orange dans les yeux,
Le regard intemporel des bienheureux
Tourne le sang de leurs aïeux
Vers des lendemains merveilleux.

La rupture fut la croix de ce chemin.
Perdue durant les frivoles matins,
L'aveuglement d'une foi solitaire
Pour toujours, pave leur misère.
Peinés au fond de ce mystère,
Hurlent nos deux compères.

Soudain, minuscule au fond du champ
S'amène le chasseur chassant.
Et louanges à l'amitié texturant,
Sous les feuilles, ils se rejoignent comme des amants,
                                                     Les loups blancs.

Réal et Marthe

 

Rêves Anonymes

Sur sa chaise de bois d’érable dur et ferme de la cuisine.
Assise, une femme laisse glisser entre ses doigts la pelure de betterave rouge
Les battements d’un cœur en émoi, sans qu’elle ne bouge.
Ses pensées vives lui reviennent de loin et la voisine.
Dans le creux de ses yeux bleus gris, sa passion fougueuse l’anime.
Lui fait revivre ses souvenirs dans des rêves anonymes.
On la retrouve dans un monde d’automne de couleurs qui fascinent.
 

Guillaume

 

 

 

Épauler le monde


Épauler son camarade.
Agir en bon ami.
Vibrer au son de la parade.
Rechercher la vie!

Je fixe son visage.
Quel merveilleux paysage!
Rides décrivent caractère.
Yeux enfoncés crient galère.

Délaisser son pot.
Renier son chum.
Vivre en bum.

Je ne peux plus la regarder.
À mes yeux elle a perdu toute beauté.
Je ne peux que la regretter.

Alain L. Messier

 

Vacances – immensité et tranquillité


Voici ma balade, mon doux cauchemar.
Je pars en voyage, sans aucun remord.
Sur ce lac bleu, entre deux montagnes
Rêve éternel, ritournelle campagne.
Valise je pars vers mon absolution,
Traverser le pont, chercher l’fruit d’mon intention.

Je fuis la tempête.
Fais un vide profond.
Mes soupirs disparus, je respire,
Profond, profond, profond.

Rendu en villégiature, paisible refuge.
Marcher en montagne, tranquillement sans juge.
De l’embarcation, sur l’azure fiord
Peinture admirée de mon regard
Au surlendemain de mon départ, je souris.
Mon lieu de vacances fut mon bref sursis.

Je fuis la tempête.
Fais un vide profond.
Mes soupirs disparus, je respire,
Profond, profond, profond.

Oh que c’est beau, d’ici à l’horizon!
Le panorama aiguise ma chanson.
Je fais peau rouge au soleil,
Rester trop longtemps à griller.
Mon corps est une braise en éveil.
Vacances dérangées, de m’être trop fait chauffé.

J’ai fui la tempête.
Fait un vide profond.
Soupirs disparus, j’ai pu respirer,
Profond, profond, profond.

Alain et Julie

 

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Atelier du 08novembre 2005

 

 

Haiku et autres

 

Ratatouille d'automne
Il y a tant de citrouilles
J'en ai fait une tonne
 

Chapeau de soleil
Verres fumés sur bout de nez
Me voici sommeil

Petits pas nocturnes
Sur le toit de ma maison
Maudits écureuils

Louise

 

Rallumez la lune
Soufflez les noires nuées
C'est ce soir qu'on sort

Moineaux, écureuils,
Volez, chantez, tourbillonnez,
Mes feuilles sont ensachées

Ragoût de 1000 mots
Rafistolage d'idées
Haïku ne s'ra

Monastique plume
Jamais tu ne copieras
Vers Végas ira

M. et Mme Vadeboncoeur

 

AVEC Cha

Chamballa là bas.
Grand rêve d’enfants et d’ados
Pour nourrir son âme.
Alain

 

Chamballa là haut.
Pour ces adultes trop pressés.
Ils veulent s’arrêter.
Alain


Chamballa morose.
Quand les blessures font très mal.
Tunnel sans lumière.
Alain


Chamballa d’espoir.
Je suis descendu te voir.
Éclipser le noir.
Alain


Chagrins, souvenirs
De guerres passées et à venir.
Ils sont morts pour nous.

Alain

 

 

 

Le Cercle des Fées

Dans le pré un cercle de fées
Se prépare pour le long sommeil

Autour de lui, les fleurs courbées
Enfouissent leur chef sous les feuilles
De la terre, leur fragrance en deuil
Monte du sol, parfums sucrés

Aux alentours, les fleurs fanées
S'habillent d'un linceul vermeil
Percé des rayons du soleil
Lumières et ombres mouchetées

Dans le pré un cercle de fée
est enfoui dans la blancheur

Rhéal, Stéphane, Louise

 

Nature d’ici

Quand les cœurs se rassemblent sur la montagne,
Dans le silence gazouillent les ruisseaux.

Je hume le patchouli de la vie
Et les huiles essentielles d’ici.
Pins, épinettes, menthes et moufettes.
En nature, les poumons sont en fête.

Les feuilles mouillées d’un jaune soleil
Au soleil, elles nous réveillent.
Et d’autres nous rincent l’œil de rouge vermeil
Quand surgit l’oiseau bleu qui veille.
 

Derrière un bosquet d’érables, un long chemin de fer.
Chant d’apocalypse, locomotive d’enfer.

Marthe, Guillaume, Alain

 

 

 


Rapiécer sa vie.
Écarter peine et ennui.
Pouvoir vivre sans lui.
Alain


Musique du tonnerre.
Rap pour raconter l’enfer
D’une vie de misère.
Alain


Rapport Gomery
Pointe du doigt celui qui
Ose tout nier.
Alain


Motard matraqué
Par la police déchaînée.
Pas de drogue sur lui.

Alain


Mots, miroir de l’âme.
Jurons, rejets d’émotion.
Mots, pour tout conter.

Alain

AVEC Ra, Rat, Rap, Ras

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AVEC Mot, Mo, Mau

 

Mobylette chouette.
Trafiquée pour rouler vite.
Soudain, milles miettes!

Alain

 

Ramener l’espoir
Malgré le devoir, le noir.
La vie, un Renoir.
Alain

 

Rattrape-moi le rat
Tout sale, tout gras – bien nourri.
Ombre dans la nuit.

Alain

 

 

Maudit que c’est beau
La baleine glissant sur l’eau.
Océan miroir!

Alain

 

Lui, hyperactif.
Elle, hyper sélective.
Relation superbe!

Alain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Atelier du 15novembre 2005

 

Ecrire sur un texte de Emile Nelligan "Soir d'hiver"

 

 

 

Soir d’été

Ah! Comme la chaleur m’a chauffé!
Dans ces nuits étoilées d’été.
Ah! Comme la chaleur m’a chauffé!
Le Diable m’a attiré, je suis tombé
Et je crie de ne pouvoir me relever!

Tous mes amours ont disparus.
Mon univers s’est éteint. Il fait noir. Pourrais-je la revoir?
Et les amours nocturnes, deux corps nus
Vibre cette passion aux saveurs aphrodisiaques maintenant perdues.
L’étoile d’une vie s’éclipse derrière les nuages tristes.

Il va pleuvoir.
Je tremble et je pleure de ne pouvoir l’avoir.
Elle me quitte pour un amour d’automne.
Vous pouvez vous moquer de moi, de ma chanson.
Si je flanche encore un peu, je perds la raison.

Ah! Comme la chaleur m’a chauffé!
J’ai fait l’amour sous les étoiles d’été.
Ah! Comme la chaleur m’a chauffé!
Elle m’a aimé puis laisser tomber.
Et je sais ne pouvoir la retrouver.

 

Alain

 

Soir d’été

Ah! Que le gazon a poussé!
Ma cour est une jungle inculte.
Ah! Que le gazon a poussé!
Qu’est-ce que j’envoie comme insultes
À la tondeuse que j’ai, que j’ai.

Sa pauvre lame fut ébréchée
Par des cailloux : que fis-je? que fais-je?
Son vieux moteur est magané;
Il n’émet plus de beaux arpèges
Mais gronde comme un déprimé.

Pleurez fétuques et lotier,
Oh, de vous moissonner, je n’ose!
Pleurez fétuques et lotier,
Pleurez mes soins, pleurez mes doses
De fertilisant breveté.

Ah! Que le gazon a poussé!
Ma cour est une jungle inculte.
Ah! Que le gazon a poussé!
Qu’est-ce que j’envoie comme insultes
À la John Deere que j’ai, que j’ai.

 

Stephane

 

 

 

MATIN D'ETE

Ah! Comme le pommier a neigé
Mon parterre est un jardin de fée
Ah! Comme le pommier a neigé
Qu'est ce que le bonheur de naître
Oh! le souffle a germé, germé

Toutes les branches en bourgeons éclosent.
Mon âme est joyeuse. Vive la vie! Vive demain!
Tous les espoirs me sont permis
Je suis dans la Nouvelle-Californie
Où les blonds nuages ont abordé.
Chantez, oisillons de mai
Au doux tremblement des nids
Chantez, oisillons de mai
Chantez mes amours, chantez mes amis
Aux branches de la vigne rajeunie.

Ah! comme le pommier a neigé
Mon parterre est un jardin de fée
Ah! Comme le pommier a neigé
Qu'est ce que le spasme de naître
A tout l'ennui envolé, envolé.

M. et Mme Vadeboncoeur

 

Soir d’été

Dit comme c’est beau l’été
De mes carreaux, un jardin se livre
Dit comme c’est beau l’été
D’où je vois les oiseaux fous, ivres
Je ressens l’ampleur du plaisir monté

Tous les ruisseaux sinueux coulent
Mon âme de joie, survole et crie
Tous mes espoirs me saoulent
Je vis sous un ciel, le midi
Sous un ciel bleuté
Volez petits oiseaux d’été
Jouissez de la vie en ces hauts lieux
Loin des arbres dénudés

Dit comme c’est beau l’été
Dans mes carreaux, un jardin se livre
Dit comme c’est beau l’été
D’où je vois les oiseaux fous, ivres
Ah ! Le bonheur d’aimer.

Guillaume
 

 

 

 

Sur une chanson de Georges Brassens les passantes texte de Antoine Pol

Les Lassants

 


Je veux dédier ce poème
À tous les hommes qu'on aime
Assassiner en secret.
Ceux qu'on a connus dans la peine,
Auxquels le destin nous enchaîne
Et que l'on trouve si épais.

À celui qu'on voit apparaître,
Quand le matin vient de naître,
Ébouriffé, au saut du lit,
Dont la lourde silhouette
À s'affaler semble prête...
Seigneur Jésus, qu'est-ce qui m'a pris?

Au Casanova d'autobus
Qu'on aimerait voir bien plus
Courir derrière, dans le trafic,
Au lieu de sentir son haleine vineuse
Et ses mains baladeuses...
Une carabine serait pratique!

Au gigolo de discothèque
-- Danseur vraiment infect --
Qui vient nous aplatir les orteils
Tout en nous fendant la tête
De propos vraiment trop bêtes...
Soudainement, j'ai très sommeil.

À tous les profiteurs,
Toutes les sangsues d'arnaqueurs
Qui vos intérêts ont a coeur
Pour une petite demi-heure,
Le temps d'en profiter
Et avec votre coeur s'envoler.

À ceux qui n'auraient jamais dû naître,
Qu'on aimerait tant envoyer paître,
Et qui s'attachent à vous en vain.
Ceux dont on ferait la valise,
Qui nous ménagent de mauvaises surprises, Et qu'on aura oubliés demain.

Pour ne pas manquer votre vie,
N'oubliez jamais cet avis :
À tous ces sous-hommes obtus
Qui le bien d'autrui veulent prendre
(Perfides, ils savent vous attendre)
Il faut opposer un refus.

Alors, fêtons notre libération
Par d'abondantes libations.
Toutes ensemble dans le même bateau
En choeur serrons les coudes.
Applaudissons. Que l'amour soude
Tous les matelots. Je vous lève mon chapeau.

 

Marthe, Julie, Stephane

 

Ne point aimer les hommes
 

 

La dédicace de ce poème
À un ennemi extrême
Que finalement j’ai aimé.
À cet enfant de chienne
Que le Diable vienne et le prenne,
Cet homme qui m’a grièvement blessé.

Il disparaît dans l’fond d’un verre.
Tel est son univers.
La nuit il rentre bien ivre
Tout branlant, titubant.
Son haleine me gênant.
Qu’il apprenne donc à vivre!

Un peu trop de coke.
Ce n’est pas une joke.
Bientôt à l’hôpital.
Des yeux vitreux
Tout cela est dangereux!
Arrête de te faire mal!

Et mon patron débourbé
Ne sait pas où mettre les pieds.
Il cherche à me nuire.
Il s’oppose à mes rêves.
N’accepte aucune trêve.
Je crispe à son sourire.

Ah! ces hommes machos,
Bien beaux, bien salauds.
Histoire à n’en plus finir.
Ah! qu’ils sont difficiles
Et qu’ils sont habiles
À nous faire souffrir.
 

Qu’ils partent ces pieds nickelés,
Ces hommes que j’ai aimés.
Qu’ils s’éloignent de ma vue.
Qu’ils aillent au diable vauvert.
Qu’ils lèvent l’ancre et prennent la mer.
Disparus - ni vu, ni connu.

Même si je les veux parti.
J’en voudrais un bon aussi.
Mais ils sont si rares!
Ce n’est pas un jeu d’enfants
De trouver un bon amant, pour longtemps.
On ne les trouve même pas au phare.

Réal, Alain, Guillaume